polaroid*girl

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28 juin 2008

ciel

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anouk

L'été est là et dépose des taches de rousseur sur mon nez et celui d'Anouk. Il fait soudain bien trop chaud mais on s'en fiche un peu puisque c'est les vacances. On prépare l'Inde, à la maison ils lisent les guides tout écornés de l'année 2007. Nous, avec V, on n'arrête plus d'évoquer les souvenirs de l'année dernière. Plus les jours passent, plus il me semble que je peux sentir l'odeur du petit matin, quand on ouvre la porte de la chambre. Les odeurs, la chaleur, la moiteur, les couleurs, les saveurs. J'ai tellement hâte. En attendant, je m'occupe comme je peux. Une après-midi dégustation chez madame bleue. Un défi culinaire. Partir d'un mot et faire un dessert. Il y a eu "chocolat triangulaire", "verrines", "framboises" et "mangue". On a pu goûter le gâteau au chocolat aux fèves tonka accompagné de triangles de nougatine, et le bavarois à la framboise et mousse au chocolat blanc de C, les verrines fraicheur de citron avec brisure de biscuits de V, ma tarte à la mangue meringuée de noix de coco, et en bonus hors concours la mousse au chocolat d'A. Puis on est vite partis retrouver les autres rue Mouffetard. On fêtait le départ de N, qui s'envolait le lendemain pour un mois au Burkina Faso, seule. On a bu encore, dans ce petit bar. On s'est serré fortfortfort dans les bras. Et on s'est promis de s'échanger des souvenirs d'Inde contre des souvenirs burkinabés. Des épices contre des tissus, et l'inverse aussi. Comme ça, fin août, ce sera un peu Noël. Et puis surtout de s'échanger des mails, parce qu'on va s'inquiéter pour elle, un peu. Puis apprendre au détour d'une conversation que D va rendre visite à sa famille à Pondichéry. Se donner rendez-vous là-bas. A bientôt à Pondichéry ! Et là, tout d'un coup, le projet fou qui nait d'un coup. Aller à Amsterdam et en revenir à vélo. Un peu plus de 700 kilomètres juste pour l'aller. J'ai regardé mes amis ce soir-là dans ce bar. Je me suis dit que j'avais de la chance. Et le lendemain, ils étaient tous les trois sur la route, sur leurs vélos, la tente sur le porte-bagage. On a su qu'ils ne reviendraient pas, qu'ils y arriveraient. V téléphone à madame bleue, me dit qu'elle a une toute petite voix. Mais hier soir ils étaient bien à Cambrai dans une chambre d'hôtel à 36 euros. Alors on les encourage, on les suit sur la carte presque heure par heure. Et on prépare nos vélos ici avec A et V pour les rejoindre là-bas, et peut-être faire le retour avec eux si on a le temps. Il y a aussi les pique-niques dans les parcs, et les barbecues dans les jardins. Je ne veux pas penser à Montréal, pas encore. Je veux profiter de ma banlieue chérie, de ces rues qui m'ont vues grandir, ces rues en pente avec les jolies maisons, et leurs jardins avec les chats, les lilas qui ploient sous le poids des fleurs, les rosiers fous, les cris d'enfants, ces rues qui sentent le macadam après la pluie. Je veux profiter de Paris. Profiter de mes amis. De mes parents. Des petits. De V. M'imprégner de tout ça. Ne pas oublier.

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23 juin 2008

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Arriver dans Paris à l'heure du goûter, retrouver une amie, et choisir avec elle des cadeaux pour un anniversaire. S'apercevoir que les bras sont nus, qu'il fait chaud, que les terrasses sont pleines, que les gens sont un peu dorés sur le bout du nez et sur les épaules. Se dire que ce ne sera pas le cas pour moi puisque j'ai la peau très blanche. Sentir un petit grouillement dans le ventre, une petite exitation. Marcher marcher marcher. Aller jusqu'à Denfert, et attendre assis par terre. Parler de tout et de rien, regarder ce papa qui fait danser sa petite fille. Voir les gens arriver, de plus en plus nombreux. Avoir envie d'aller aux toilettes. Traverser en courant le Boulevard Raspail avec elle la main dans la main. Ne pas trouver de café, s'arrêter dans un square. Chercher un buisson, rire. Se remaquiller sur un banc, essayer de lui tenir le miroir sans trop trembler. Retourner devant la scène. Attendre encore. Téléphoner aux amis. Dire "On est tout devant, attention je lève la main" et entendre des hurlements. Se hisser sur la pointe des pieds et les voir très loin, de l'autre côté de la foule. Regarder le premier groupe qui passe. Applaudir. Avoir mal aux pieds avec ses sandales. Alors les enlever. Entendre les amis arriver, et les gens maugréer parce qu'ils ont traversé toute la foule en les poussant un peu. Se serrer. Avoir vraiment trop chaud. Voir enfin le groupe arriver. Ecouter. Danser. Rire. Sourire à l'ami avec sa caméra super 8 qui tourne un film de son groupe. Aimer la reprise de Chocolate Jesus. Remettre ses sandales. Se frayer un chemin à travers la foule, pas facile au milieu de quinze mille personnes. Voir le soleil qui décline un peu. Refuser finalement les places VIP pour la suite de la soirée. Suivre plutôt les amis de toujours. Prendre le métro jusqu'à Odéon. Écouter la fanfare de la fac de médecine. Rire en voyant un trompettiste grimpé sur un balcon. Danser encore. Avoir chaud. Attendre ceux qui ne sont pas arrivés. Se retrouver tous. Marcher jusqu'au Pont des Arts, et en profiter pour parler avec madame bleue. Boire. Rire. Sentir ma robe si longue qui tourne avec une légère brise. Boire encore. Sentir l'ivresse qui monte doucement. Regarder les reflets de la lune sur la Seine. Marcher pieds nus. Dire n'importe quoi. Quémander une crêpe. Se faire chatouiller par un inconnu. Et se faire réprimander par les amis. Entendre des confidences. Etre heureuse. Courir. Regarder Camille embrasser un garçon et marcher toutes les trois derrière le groupe pour parler de trucs de filles. Grimper sur les statues devant le musée d'Orsay. Aller jusqu'à Vaneau à pieds. Regarder les vitrines des galeries d'art. Monter les cinq étages en essayant de ne pas faire trop de bruit. Lui dire qu'il a un très bel appartement. Passer tour à tour dans la salle de bain. Se laver les pieds meurtris pendant que les pâtes cuisent. Sentir l'ivresse qui s'évapore un petit peu. Ecouter ses disques de blues. Manger les pâtes. Parler à voix basse parce qu'elle s'est endormie. Dire au revoir aux amis qui partent. Rester tous les cinq. Puis partir aussi. Quitter Camille devant le Bon Marché endormi. Lui souhaiter une bonne nuit, ou une bonne journée. S'engouffrer dans le métro. Regarder l'heure. Six heures et demi. Faire le changement. Arriver enfin. Monter dans la voiture. Contempler le lever de soleil. La déposer devant chez elle. Aller jusqu'à la boulangerie malgré les yeux qui se ferment. Acheter un croissant pour papa qui travaille le dimanche. Le croiser au moment où il partait. Lui dire qu'on va se coucher et lui souhaiter bonne chance. Rentrer. Se glisser dans le lit. Entendre que dehors, les oiseaux chantent.
Fêter la musique. Fêter l'été.

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17 juin 2008

vunvdeux
vtrois
vquatre

Il y a cette ruelle, celle où il y a un long muret en briques rouges et la maison mystérieuse tout au fond. C'est la ruelle des vendredi. Une après-midi, tu m'avais raccompagné, mais on s'était arrêté là, dans la ruelle, et on avait parlé parlé parlé. Le rituel s'est installé doucement. Et tous les vendredi, on se retrouvait là. Même s'il pleuvait très fort, même si les toits des voitures portaient deux centimètres de neige. Même si la nuit était tombée, même si on savait qu'on allait louper le dîner, même si mes parents me demanderaient encore où j'étais passée. On restait de plus en plus tard, à parler, ou à ne rien dire, à courir, à escalader le muret de briques, à rire, à cueillir des fleurs. Un soir de février, au moment où je partais, tes lèvres se sont penchées sur les miennes, mais je me suis dégagée d'un mouvement brusque. Le lendemain, je recevais une lettre pleine de remords et de pardons. On ne s'est plus parlé pendant un mois, puis, un vendredi, on s'est retrouvé dans la ruelle tous les deux. Et puis le vendredi d'après, et celui d'après encore. La vie reprenait son cours. Et, un soir, bien plus tard, ce fut moi qui me suis blottie contre toi, et qui ai posé mes lèvres dans ton cou. Oh la douceur, oh l'inquiétude, oh l'émerveillement du baiser au garçon de quinze ans ! Oh le silence qui a suivi, oh tes yeux plongés dans les miens ! Quelques semaines après, mes parents étant partis pour deux jours, nous avons monté une expédition. Aller voir un Lubitsch à l'Action Ecoles. Il n'y avait pas grand monde dans la salle ce soir-là, et encore moins de gens de notre âge. On ne s'est pas tenu la main, on ne voulait surtout pas être "comme les autres" ... Tu m'as glissé "bon film" quand les lumières se sont éteintes, et je me suis dit qu'on ne m'avait jamais souhaité ça. Ensuite, tu es venu avec moi, dans ma maison vide. On s'est fait un dîner, et on a parlé toute la nuit. Quand tu es reparti au petit matin, alors que nos lèvres ne s'étaient encore jamais rencontrées, j'ai su qu'on allait vivre des moments inoubliables. Toi le garçon qui aime le rose, qui se maquille quelques fois les yeux au crayon noir, toi dont les rêves sont emmêlés aux miens, toi que j'ai vu devenir un homme, et toi que j'ai quelques fois deviné enfant. Toi qui me fais mourir de rire, toi avec qui je peux danser à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Toi qui pleures, toi qui t'es opposé à tes parents pour faire une hypokhâgne alors que tu étais un scientifique, toi qui couds mieux que moi, et qui repasses aussi mieux que moi, même les housses de couette. Toi dont le prénom commence par un V comme un oiseau dont les ailes se mettent à battre, V comme tes bras qui s'ouvrent en grand quand je descends d'un train et que tu m'attends sur le quai, toi avec qui je suis allée à Londres, à Amsterdam, en Inde, à Bruxelles planter les graines des souvenirs qui grandissent en nous, toi qui dis "darling en goguette" pour me faire sourire, toi qui écris les plus belles lettres d'amour. Toi qui joues du saxo comme un jazzman, toi qui m'attrapes la main et qui te mets à courir très vite parce qu'on va encore rater la séance. Toi qui m'encourages toujours, qui me connais mieux que personne, toi qui fais semblant de ne pas me voir quand je me cache pour te surprendre. Toi qui lis Shakespeare et toi qui m'offres des fleurs. Toi qui écris chaque soir dans ton petit carnet les moments passés ensemble pour ne pas les oublier, toi qui m'a aussi appris la douleur, et la souffrance qu'il y a à aimer, toi mon amant, toi mon amoureux. Tant que tes yeux restent plongés dans les miens, le monde peut s'arrêter de tourner, je m'en fiche.


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14 juin 2008

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Am's m'a demandé de répondre au questionnaire gourmand, et Audrey à des petites questions pour se dévoiler un peu...

Un aliment que je n'aime pas du tout : le fromage ! J'en ai entendu des remarques, et j'en entends encore, "oh ça pour une française c'est le comble" ou bien "ça ne doit pas être facile à vivre une gosse comme ça" et pourtant je n'ai jamais aimé ça... J'ai failli tourner de l'oeil, à trois ans, quand, avec ma maman, nous faisions la queue chez le fromager... Je me souviens d'une de mes institutrices de maternelle qui m'avait obligé à manger du bleu car c'était la journée du goût... Je n'aime ni l'odeur, ni le goût bien entendu, et petite je n'aimais pas non plus le beurre... Mes parents se sont alors mis à cuisiner à l'huile d'olive, mais il y avait toujours quelqu'un pour me faire des tartines de beurre, au petit-déjeuner, quand j'étais loin de mes parents. J'aime le beurre maintenant, et certains fromages qui n'en sont pas comme le tartare. L'odeur me gêne de moins en moins, mais s'il s'agit d'une raclette ou d'une fondue, j'avoue que je fuis ! "Tu rates quelque chose tu sais" ... Ouioui je sais !
Mes trois aliments favoris : C'est très difficle de répondre à cette question.. Ca dépend des jours, et des saisons, et du lieu où on se trouve ! J'ai de la chance d'avoir un papa qui cuisine excellemment bien, et une maman qui est spécialiste de la pâtisserie ( mon papa ne sait faire que le pain d'épice hihi ). J'ai des tonnes de souvenirs de plats extraordinaires ou même au contraire tout simples qu'ils nous ont préparé et nous préparent encore pour mon plus grand bonheur. Je dis l'osso-bucco de papa et sa gremolata, le mix grill de poissons selon une recette de Jamie Oliver, et le gâteau à l'orange d'automne de maman. Mais en fait ce sont des choses que j'aimerais manger là maintenant, et pas mes aliments favoris.
Ma recette favorite : La tarte au chocolat qu'on fait en amoureux et qui fait toujours son petit effet. Ou sinon j'adore faire le Christmas Pudding chaque année en décembre avec mon amie bleue. J'aime ce petit rituel, on y passe la journée, on papote, on rigole ( le moment où l'on sort la graisse de rognons est toujours un grand moment ) et quand en-fin on a fini, on sait qu'on va régaler nos deux familles pendant longtemps !
Ma boisson favorite : Le thé, et encore plus depuis la visite de l'usine à thé cet été en Inde qui m'a beaucoup impressionné... J'aime le champagne, et le monbazillac ( oui je sais c'est très sucré ! ), la limonade au goût d'enfance et le chocolat chaud l'hiver...
Le plat que je rêve de réaliser mais que je n'ai toujours pas fait : Bon j'ai tenté les macarons au moins trois fois, alors je ne peux plus répondre ça.. Je dirais alors "La cerise sur le gâteau" de Pierre Hermé auquel on veut s'attaquer avec mon amie bleue. On sait qu'on est folles mais on sait aussi qu'on passera un très bon moment (bon, plein de stress, sans doute ) et qu'on mangera quelque chose de très bon même si ça n'aura pas la classe et la légèreté du "vrai"... mais la recette et la photo nous narguent trop quand on feuillette le livre, alors on va se lancer !
Mon meilleur souvenir culinaire : Peut-être le premier restaurant en amoureux, celui de mes seize ans. Ou bien un coconut rice en Inde qui était vraiment à tomber par terre. Des moments que je noublierai jamais.

Il y a dix ans : J'ai tout juste dix ans. Je finis mon CM2, je reçois un dictionnaire avec un mot du maire à l'intérieur comme tous les autres enfants de l'école. Cette année a été bouleversante pour moi parce que j'ai fait le CM1 et le CM2 dans la même année, j'avais changé de classe en janvier. Je n'avais pas vraiment d'amis en CM2 et plus tellement en CM1 non plus, même si je pose le même jour sur les deux photos de classe, la même tenue choisie par maman, et le même sourire. Ma maitresse de CM2 se lime les ongles quand on fait les fiches de lecture, et je n'aime pas ça. J'apprends qu'on va déménager de la maison où j'ai toujours habité, le soir je vais dans la chambre des parents pour contempler de leur fenêtre le jardin et je pleure. Je quitte en novembre ce qui restera à jamais un petit paradis, et je deviens grande d'un coup. On habite alors seulement quelques rues plus haut sur la colline, mais rien ne sera plus pareil.
Cinq choses que je vais faire aujourd'hui : Faire mes séries d'abdo quotidiens ( bon en fait ça fait une semaine que j'ai commencé mais je veux m'y tenir, ça fait partie du pack "nouvelle vie" que je me suis constitué, alors hophop ), appeler les parents parce que je sais qu'ils s'inquiètent pour moi, et plus encore aujourd'hui à mon avis, puisqu'ils nous ont trouvé en pyjama sur le banc du pont à deux heures du matin cette nuit avec V. quand ils rentraient d'un diner entre amis, faire la sieste ( hé, ça fatigue les abdos ), aller au cinéma, et finir la soirée chez Helen, une amie américaine des parents qui vient en Europe deux fois par an et qui loue toujours de magnifiques appart' dans Paris - chouette raison de plus pour aller la voir ;) -
Trois plats que j'adore : Aller rebelote, cette fois je prends dans les plats très très simples mais pour lesquels je tuerai ( ou presque ) : la salade de tomate des parents, LE plat le plus simple du monde mais qui n'est pareil nulle part ailleurs ( bon faut dire que chez moi on pêle les tomates et on les épépine ), la banane écrasée + fromage blanc + fleur d'oranger que ma maman me faisait quand j'étais petite et qu'elle me fait quand je veux être cajolée, et puis la quiche avec sa pâte maison et les lardons cuits par papa ( et sans fromage ! ). Rha ! Et, bien sûr, toute la cuisine indienne, là c'est pas du jeu parce que j'aime tout !! Et surtout je pourrais en parler pendant des siècles !
Cinq endroits où j'ai vécu : Rue des martyrs à Paris mes trois premiers mois, puis une maison en banlieue sud, celle qu'il a fallu quitter, et puis une seconde maison en banlieue sud ( la vieille ) puis une autre maison en banlieue sud mais sur le même terrain que la vieille ( vous savez, le coup des deux maisons, une sur pilotis et l'autre en-dessous ) puis un studio en banlieue sud avec mon amoureux, séparé par un pont ou une barrière selon le chemin qu'on emprunte, de la maison familiale.
Cinq choses que je ferais si j'étais très, très riche : Haha, LA question à trois sous ! Je finirai tous les travaux à faire dans les deux maisons du même terrain ( vous suivez ? ) et j'achèterai une maison au bord de la mer pour mon papa ( et ma maman aussi ) et je rachèterai la maison-paradis de mon enfance pour Anouk comme on se l'était promis avec Nathan ; je ferai en sorte que ceux que j'aime aillent bien, que mes grands-parents ne souffrent pas de solitude et d'autres choses, que mon papa fasse soigner la jambe qui le fait souffrir ; je demanderai à mes copines de médecine de me conseiller pour placer mon argent dans la recherche médicale mais de manière intelligente ; je monterai ma librairie avec ma copine comme prévu, et on pourra même faire le salon de thé alors si on a plein de sous, j'irai tous les étés en Inde jusqu'à ce qu'on ait assez bien préparé notre coup pour faire un mini tour du monde en amoureux, et après tout ça je ferai un bébé, hé oui !
Cinq personnes que j'aimerais connaître davantage : Les rencontres avec les personnes de la grande toile, bloggeuses ou pas, seraient, j'en suis sûre, sources de grands plaisirs, et de joyeux moments, mais il est vrai que je suis une timide assortie en ce moment d'un p*tain de complexe monumental même si je sais qu'avec certaines, les affinités sont déjà assez fortes pour que ce soit vraiment chouette ! Celles que je veux connaître davantage se reconnaitront, donc.

J'ai décidé que chaque questionnaire serait accompagné d'une photo qui n'a rien à voir, et c'est donc encore le cas aujourd'hui. Ce n'est pas non plus choisi au hasard puisque j'aimerais assez me retrouver là maintenant au bord de la mer, sentir les embruns et le sel sur la peau, mmh.
Je me rends compte que j'ai écrit vraiment beaucoup, c'est que je ne fais pas les choses à moitié !
Et je ne passe le relai à personne puisque tout le monde l'a déjà fait, et que les autres ne lisent pas mon blog huhu !

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03 juin 2008

cadeaux

En ce moment je trouve pleins de petits cadeaux sur mon chemin, comme autant de petits caillous blancs qui m'aident beaucoup à trouver mon chemin vers ma nouvelle vie toute douce...
Ma maman qui descend les escaliers en courant avant que je ne parte pour m'offrir une boîte de recharges de polaroïds, petit cadeau acheté à Bordeaux aux dernières vacances, mais offert là, comme ça...

polas

Ma grande soeur qui vient déjeuner un dimanche, et qui m'offre mon cadeau d'anniversaire, un livre japonais des éditions du jeu de paumes, dans son joli sac de l'atelier de Belleville où elle l'a trouvé...

caro

Mon amoureux qui m'emmène à Ik*éa parce qu'il voit que je suis tristounette.. On a mangé suédois, et puis on a rêvé sur les meubles en pensant à notre future maison, et il a pris pleins de mesures et de références...On a acheté des tonnes de tissus, des chaussons bleu canard parce que le froid revient un peu, une lampe, des jolis stickers dessinés par l'atelier LZC, et des cahiers comme j'aime, avec une couverture très rigide, cette fois-ci j'ai pris le brun et le beige, parce que j'avais déjà le prune et le rose...

cahiers

En rentrant on a fait un sac à quatre mains dans un des tissus trouvés là-bas, et puis après on a fonçé chez les parents pour les FBI du lundi soir, et puis aussi pour leur montrer notre ouvrage...

sac

Il y a aussi le texto d'Anouk "je t'aime" à 15h34 quand elle sort des cours ; les mots doux de Jenny dans ma boîte mail qui me touchent très fort et que je relis souvent (merci...) ; les nouvelles lunettes que je vais sans doute choisir chez l'opticien quand j'y retournerai une nouvelle fois vendredi ; ma coordinatrice du master dont j'avais un peu peur et qui en fait est très gentille ; ma copine qui a décroché un stage chez un éditeur jeunesse, et avec qui je vais déjeuner un de ces jours, qui me dit "tu sais on a le droit de prendre des livres alors tu m'aideras à choisir pour notre librairie" ; la visite de notre futur jardin faite par maman qui nous montre tous ses "bébés", les petite pousses auxquelles il faut faire très attention, et puis les rosiers, les framboisiers, le lilas à tailler un peu, le jasmin qui s'accroche après avoir revécu, les passiflores, et les autres dont j'ai oublié les noms mais que je vais connaître peu à peu ; le nouveau shampooing qui fait que les cheveux sentent comme après le coiffeur ; les soirées avec les copains de médecine ; et puis il y a ce morceau, que je prends comme un petit cadeau, du groupe que manage un de mes très bons amis de la khâgne puis de la fac, cet ami dont je suis si fière, puisqu'à vingt ans il a déjà fait un travail fabuleux, et même l'année dernière en préparant normal sup' ...

 

"All I ever needed is here, in my arms"
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Posté par polaroidgirl à 19:23 - sauve qui peut ( la vie ) - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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